L’Ecole de la République : une priorité !
Le 4 avril 2011 à Dijon,
Je n’ai pas rédigé d’article depuis plusieurs semaines, les élections cantonales me demandant beaucoup de temps. Mais un sujet me tient à coeur, je vous partage donc mes inquiétudes.
L’éducation nationale, ou ce qui devrait normalement se nommer »Instruction publique », a toujours été totalement négligée par les différents gouvernements successifs de droite et de gauche.
Alors que nous savons que l’UMPS a voté en catimini un plan d’aide inutile de 17 milliards d’euros pour sauver les banques grecques, les citoyens se rendent compte qu’il n’est plus capable d’offrir à ces générations futures une instruction publique digne de ce nom. Ils ont en effet appris, il y a près de deux semaines, que le gouvernement annonçait la suppression de dix postes dans les lycées Niepce et Professionnel Julien de Balleure de Chalon S/S.
Ancien élève du lycée Niepce, ancien élu au CA pour les années 2006/2007 et 2007/2008, je suis attristé par cette nouvelle qui s’inscrit, depuis plusieurs années, dans une logique politique d’aliénation de l’Ecole républicaine. Alors que la cité scolaire Niepce/Balleure fonctionnait convenablement, cette logique d’aliénation veut pénaliser les lycées en bonne forme au lieu de les aider - partant du principe que lorsqu’un établissement fonctionne bien, c’est parce qu’il a trop de moyens attribués. Quelle absurdité !
Comme le disait brillamment Montesquieu, « L’ignorance toujours mène à la servitude ». Avec la dimunition des effectifs, comme au collège Pasteur de Mâcon par exemple, avec les menaces perpétuelles de suppression de classes de CP, comme à Sassenay par exemple, avec la quasi-disparition de l’éducation civique, il semblerait que la citation de l’auteur de L’esprit des Lois soit doucement mais sûrement en train de se confirmer.
Mais comment voulez vous sauver l’Ecole républicaine lorsque l’UMPS préfère renflouer des banques au lieu de la financer ? Comment voulez vous la sauver alors que le ministre de l’éducation nationale change tous les quatre matins ?
L’éducation nationale doit être une priorité ! Il faut en finir avec ces 150 000 jeunes qui quittent l’école chaque année sans diplôme ni formation. Il faut en finir avec ces 20% d’élèves qui arrivent en 6ème avec de graves difficultés pour lire et écrire. Alors que notre économie est en chute libre, alors que nos entreprises délocalisent en masse, comment voulez vous que nos nouvelles et futures générations puissent peser dans la compétition mondiale alors que la République, bafouée par l’UMPS et la montée du FN, ne les forme plus ?!
Nicolas Dupont-Aignan et Debout la République (DLR) ont donc des propositions pour redonner le goût du mérite et de l’effort à nos jeunes.
Il faut en finir avec l’idéologie de Mai 68 et restaurer l’autorité du Maître en rétablissant la notation, le redoublement et la possibilité d’exclure les élèves perturbateurs.
Il faut se concentrer sur les savoirs fondamentaux, en passant par exemple de 9h à 15h de cours de français chaque semaine au primaire comme c’était le cas en 1969.
Il faut revoir les programmes, les manuels et les méthodes d’apprentissage pour redonner des repères solides aux élèves.
Il faut aider les jeunes en échec scolaire à s’orienter vers une filière professionnelle dès la 4ème et réhabiliter le travail manuel.
Et il faut remplacer à nouveau les professeurs partant à la retraite et améliorer la formation des nouveaux enseignants.
Je souhaite ainsi beaucoup de courage aux représentants de parents d’élèves du collège Pasteur de Mâcon qui seront reçus mercredi par l’inspecteur d’académie, et je soutiens tous les parents d’élèves et les professeurs qui veulent sauver notre Ecole du mérite, notre Ecole de la République !
Car comme le disait si bien Danton, « Après le pain, l’instruction est le premier besoin du peuple ! » Debout la République (DLR) s’engage pour 2012 à satisfaire ces deux besoins aujourd’hui mis à mal !
Par maximethiebaut le 4 avril, 2011 dans Non classé